• Moi qui aime les beaux livres et la lecture en général, je suis tombée amoureuse de cet album "jeunesse". Si je mets "jeunesse" entre guillemets, c'est que je suis persuadée que les albums sont aussi (et surtout ?) destinés aux "grands".

    La Mélodie des tuyaux est un très bel ouvrage de Benjamin Lacombe, auteur jeunesse et merveilleux illustrateur dont vous pouvez découvrir les livres ici, si ce n'est déjà fait.

    La mélodie des tuyaux

    Ce livre m'a tapé dans l'oeil dès le premier regard et m'a séduite par ses dorures, son allure d'objet précieux et l'univers très prometteur de sa première de couverture : un mélange entre la grisaille et les rouages industriels et le monde du cirque.

    La mélodie des tuyaux

    La mélodie des tuyaux

    Par association d'idées, je me suis vue transportée dans des ambiances à a Mathias Malzieu (dont je vous ai déjà parlé ici) et sa fameuse Mécanique du coeur, à la Charlie et la chocolaterie, à la "Londres fin 19ème" et ses charlatans de foire, façon Sweeney Tod...

    La mélodie des tuyaux

    La mélodie des tuyaux

    Cerise sur le gâteau, l'album est accompagné d'un CD proposant une lecture du "conte musical" par Olivia Ruiz !

    La mélodie des tuyaux

    Je ne vous en dis pas plus et vous invite/incite à foncer chez votre libraire vous offrir ce bel objet, pour garder, encore et toujours, un pied dans l'enfance et la tête dans les nuages.

     


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  • Il y a quelques mois encore, je ne voulais pas entendre parler d'ebooks, de lecture sur PC, Ipad, etc.J'étais persuadée que je détesterais ça, que rien ne valait un bon livre papier, sa texture, son odeur...

    Mais à l'époque, j'ignorais qu'il existait de jolies petites machines qui viendraient révolutionner tout ça...

    Orgueil et préjugés sur la lecture numérique

    Mes petits préjugés

    Pour moi, lecture numérique rimait avec lecture sur un écran qui t'explose les yeux.

    Je pensais aussi que ce ne serait pas pratique, que ça n'avait aucun charme, que c'était un gadget de geek, bref, le seul mot qui me venait à la bouche était "pouahhhh"!

    Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis

    Certaines de mes connaissances ont fait l'acquisition de liseuses, il y a quelques mois. Je me suis donc renseignée sur le sujet, j'ai testé les "machines", et j'ai été stupéfaite !

    Les liseuses du type Kindle ou Kobo sont absolument fabuleuses ! Vous pouvez stocker un nombre vraiment important d'ouvrages dans un appareil aussi petit qu'un livre de poche, et le top du top, cela ne fait pas du tout mal aux yeux puisque l'écran n'est pas rétro-éclairé et a la tronche d'une feuille de papier !

    Kobo & co

    Le Père Noël m'a donc prise en amitié, et me voilà détentrice du Kobo, la liseuse commercialisée par la Fnac depuis fin 2011.

    Lire sur kobo est quelque chose de vraiment agréable pour moi. En terme d'ergonomie, c'est le top ! L'écran, le poids de l'appareil, la facilité d'utilisation, sont vraiment des points hyper positifs ! Et c'est très pratique pour emporter de la lecture dans les transports en commun, ou pour toute autre vadrouille.

    Puis ce qui est génial, c'est que des tas d'oeuvres "classiques" (de Zola à Balzac, en passant par Conan Doyle ou Jane Austen), sont accessibles légalement et gratuitement sur le net ! Que du bonheur !

    L'une de mes premières lectures sur kobo fut Orgueil et Préjugés : la boucle est bouclée !


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  • J'ai pu assister ces jours-ci à l'intervention d'un auteur pour la jeunesse, au sujet de son travail d'écrivain.

    La littérature de jeunesse est quelque chose qui m'intéresse, peut-être à cause de mon passage par la case IUFM, peut-être aussi parce que l'université où j'ai étudié compte un centre de recherche dédié aux écrits pour la jeunesse...

    Ecrire pour les enfants, est-ce écrire pour les grands ?

    (Photo : Julie Rybarczyk, 08.01.2011, flickr Paternité licence Creative commons)

     

    Pour la petite histoire...

    Historiquement, le livre pour enfants est assez récent. Le concept même de littérature de jeunesse n'est pas très vieux. Pendant longtemps, les livres dédiés aux enfants étaient des livres de lecture, "romans scolaires" et autres productions des instituteurs...

    Aujourd'hui...

    ...les enfants sont au contact de livres faits pour eux ! Mais qui les achète ? Les parents, bien sûr ! Ecrire pour les enfants, c'est, paradoxalement, écrire pour le papa ou la maman qui choisira d'acheter le livre pour sa progéniture.

    Se pose alors la question de la pédagogie, de l'instruction, de l'enseignement, appelez ça comme vous voudrez.

    Qui offrirait à son bambin un livre truffé de gros mots, de scènes violentes, d'actions méprisables ? Oh, pas grand monde...

    Alors, quoi ? En plus du divertissement, il faut qu'un livre pour enfant lui apprenne quelque chose ? Il faut que l'auteur se rende digne de confiance vis à vis des parents ?

    **********

    Il y a des auteurs pour la jeunesse qui parviennent à briser ce contrat implicite. Leur but ? Ecrire. Ecrire de la littérature. Pour les enfants, certes, mais de la littérature quand même. Ecrire des histoires qui touchent, écrire du joli langage...

    Malheureusement, les professeurs et autres instits ne parviennent pas à se défaire des vices de la profession. Quand ils font étudier un livre aux enfants, il faut qu'il serve à faire des dictées, de la grammaire, serve aussi de mise en contexte pour l'histoire géo...

    L'auteur d'un album donc le décor est la seconde guerre mondiale doit-il devenir professeur d'histoire et faire un reportage aux marmots quand il vient parler de son livre ? 

    Ne peut-on pas tout simplement prendre les livres pour enfant pour de la "Littérature" de jeunesse ?


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